CONTES, MYTHES, INITIATION, FAMILLES, ÉDUCATION, VIVRE ET SURVIVRE EN CONTEXTE AFRICAIN PAR LILYAN KESTELOOT, HISTORIENNE DE LA LITTÉRATURE AFRICAINE, IFAN, UNIVERSITÉ DAKAR

CONTES, MYTHES, INITIATION, FAMILLES, ÉDUCATION, VIVRE ET SURVIVRE EN CONTEXTE AFRICAIN
PAR LILYAN KESTELOOT, HISTORIENNE DE LA LITTÉRATURE AFRICAINE, IFAN, UNIVERSITÉ DAKAR

Introduction

Les contes africains sont d’abord des récits populaires que l’on racontait après le travail et le repas du soir. Imaginez un village de jadis, et souvent encore aujourd’hui : Pas d’électricité, mais un feu de bois qui éclaire et protège de la fraîcheur nocturne. – Si le village est petit tous les enfants se réunissent autour d’une grand’mère. Et elle raconte.

Les contes

Elle raconte des histoires assez courtes, mais toujours captivantes et drôles. Des histoires inventées. Des histoires où les acteurs sont des animaux : le lièvre, l’hyène, le lion, l’araignée, l’âne, le mouton, la panthère. Chacun a son caractère. Ils ressemblent aux hommes : il y a le malin, le gourmand, le naïf, le plus fort, l’égoïste. Ces histoires d’animaux représentent la comédie des hommes, et elles se terminent par une leçon : la morale de l’histoire. Comme dans les fables de La Fontaine.
Mais il y a aussi des récits où les acteurs sont des hommes ; le père, la mère, sa ou ses épouses, son ou ses enfants, le roi, sa fille, le serviteur, le chasseur, le marabout, le sorcier, le paysan, le marchand. Eux aussi jouent la comédie humaine. Ils ont faim, ils veulent se marier, elles se jalousent, ils se disputent, se séparent ou se réconcilient. Ces contes aussi ont souvent une morale. Ils présentent différentes situations et comment les gens se conduisent… bien ou mal. Quand des génies interviennent, ou quand les hommes ont des pouvoirs extraordinaires (disparaître, se métamorphoser en animal ou en arbre, voler dans le ciel) on appelle ces récits « contes merveilleux ».
Mais pourquoi ces contes ? Jadis il n’y avait ni radio, ni télévision, ni cinéma. Que faire le soir ? On ne peut pas danser ni jouer de la musique tous les soirs ! – Mais lors des fêtes, ou des cérémonies comme les mariages, les baptêmes. – Mais que faire les autres jours ? Les contes c’était d’abord une distraction, un jeu de l’esprit comme les proverbes qui souvent terminaient le récit, ou comme les énigmes – devinettes : « Une mère qui n’arrive pas à compter ses enfants ? – La lune et les étoiles. »
C’est aussi une école avant l’école. On apprend en s’amusant : les bonnes manières, et la politesse, les droits et les devoirs, les dangers de la vie, et les précautions à prendre, les bonheurs de la vie et les épreuves pour les obtenir. Ainsi, avant d’aller chez le marabout ou chez l’instituteur, l’enfant sait déjà beaucoup de choses, grâce aux contes. – Il sait surtout ce qu’il ne faut pas faire ou dire : il connaît les interdits.
Mais les contes servent aussi à rire, à se moquer gentiment), à voir les ridicules, à apprendre l’humour. Hampâte Bâ disait « trop sérieux n’est pas sérieux ! » Il faut supporter les plaisanteries et savoir en faire, trouver le côté drôle des choses et des gens. Le rire est le propre de l’homme.
En Afrique souvent les adultes assistaient à ces contes. Car si beaucoup étaient « pour enfants », il y en avait certains qui étaient aussi pour les grands. C’étaient les contes initiatiques et les mythes.
Des contes initiatiques, les enfants comprenaient qu’un ou plusieurs personnages doivent rencontrer une série d’obstacles avant d’arriver à leur but. – Les grands y voyaient le rappel et les étapes de l’initiation qu’ils avaient dû passer, avant de se marier, ou avant d’entrer dans la confrérie des chasseurs, ou dans le cercle des aînés qui prennent les décisions importantes.

Les mythes

Enfin les adultes écoutaient aussi les mythes. Qu’est-ce qu’un mythe ? C’est une histoire en partie inventée et en partie vraie. Les personnages ont existé, mais leurs aventures sont ou semblent irréelles ; ce sont souvent les ancêtres des familles du village. Ce sont parfois des génies avec qui ils ont fait alliance. Certains mythes exposent aussi les idées sur la création de la terre et des êtres.
Comme la Genèse dans la Bible, la création du monde et de l’homme en sept jours. C’est un mythe ; car si Dieu, la terre et l’homme existent, la création en sept jours, c’est impossible ! Vous savez que la terre a existé des milliers d’années avant les animaux, et encore des milliers d’années avant l’espèce humaine.
De même Dinga, Diabe Cisse et le culte du Bida ont existé, mais qu’est-ce qui s’est vraiment passé pour détruire l’empire de Wagadou ? Cela on l’a oublié ou alors, très peu de Soninké le savent encore.
Les mythes sont liés à l’histoire et aux religions des peuples.
Tous les peuples ont de mythes et des contes. Les contes les plus célèbres en Europe sont les Contes de Perrault et les Contes de Grimm, qui sont des contes populaires réécrits par Charles Perrault et les frères Grimm. Comme Birago Diop, Bernard Dadié et Boubou Hama ont réécrit des contes africains.
Dans le monde arabe tous connaissent les Contes de mille et une nuits que Shéhérazade racontait chaque nuit au roi qui voulait la tuer.
La Fontaine en France et Esope en Grèce ont écrit de nombreux contes d’animaux appelés « Fables ».
Vous avez entendu parler de Hercule et de ses 12 travaux : c’est un mythe grec. Quant aux aventures de Isis, Osiris et Horus, c’est un mythe égyptien.
De même Shiva et Krishna sont des dieux indiens autour desquels on raconte des mythes dans le Ramayana et la Bagavagita.
Nous avons mélangé aux contes oraux quelques contes écrits par les auteurs africains. Parfois sur le même thème. Vous apprécierez les différences. Mais Senghor et Sadji dans leur livre Leuk le lièvre, restent tout proches des récits oraux.
Vous verrez aussi des contes européens qui ressemblent bien à nos contes d’Afrique.
Les contes comme les mythes, il faut les interroger, les comprendre, en sucer la moelle, et puis les raconter à votre tour. C’est un trésor où plus on en puise, plus on en donne et plus on est riche.

Education

Dans toute l’Afrique traditionnelle l’éducation de l’enfant était primordiale. Ces sociétés sans écoles prenaient grand soin de la formation des enfants. Leur objectif était d’abord d’adapter l’enfant au milieu où il devait vivre. Milieu humain naturel et surnaturel. Comment se comporter avec les hommes. Comment se servir des animaux, des plantes, des arbres, des eaux etc. Comment aborder l’inconnu, les génies, les divinités.
Dans la société des hommes, la qualité première exigée de l’enfant – de l’adolescent, était le respect des ainés et l’obéissance à leurs recommandations. Aussi beaucoup de contes mettent en scène les mésaventures consécutives à un manque de politesse, ou à une désobéissance. Pourquoi ? parce que l’harmonie avec les voisins dépend de la façon dont on les traite, dont on leur parle ; ensuite les ordres donnés aux enfants visent surtout à les protéger des dangers physiques et moraux qu’ils sont trop jeunes pour percevoir ; enfin pour leur apprendre le sens de la hiérarchie sur laquelle est fondée la société africaine : il faut savoir clairement et très tôt qui sont ceux qui commandent et pourquoi.
Dans toutes les sociétés d’Afrique, les anciens sont considérés comme ayant le plus d’expérience et on suppose qu’ils en ont tiré une connaissance supérieure de la vie, des gens et des évènements ; ce qui les rend aptes à mieux juger des problèmes que rencontrent leur familles et leur peuple, et à prendre les meilleures décisions pour le bien de tous. Car le principal objectif est le bien de tous. – Donc, depuis qu’il est tout petit, on apprend à l’enfant à agir pour le bien de tous.
Nous retrouvons cette exigence dans les contes africains où l’on encourage l’attention aux ordres et conseils donnés, la docilité dans leur exécution, la courtoisie et la discrétion en toute occasion. En revanche les infractions seront durement punies. Aujourd’hui on trouverait ces châtiments trop sévères : les coups, l’exclusion, la mort parfois symbolisent l’importance des enjeux : une petite infraction peut mettre en péril la paix, la sécurité, la vie même de la famille ou du village. L’enfant est responsabilisé dès le début, à travers les contes, et plus spécialement lorsqu’il atteint l’âge de l’initiation.

L’initiation

Toutes les sociétés africaines pratiquaient l’initiation. – On réunissait les jeunes entre sept et douze ans pour les confier à un ou plusieurs éducateurs, sous la direction d’un maître. Les garçons étaient alors séparés du groupe et soumis à une série d’épreuves tant physiques (faim, froid, exercices épuisants, obstacles à franchir, souffrances à supporter) que intellectuelles (chants, tests de mémoire, énigmes à décoder, enseignements des principes et lois qui régissent la société). Ils acquéraient ainsi l’endurance du corps et les savoirs nécessaires pour vivre et survivre dans leur milieu). À la fin les garçons étaient circoncis.
La circoncision consiste à couper le prépuce, peau mince qui recouvre le pénis. Pourquoi ? Parce qu’on croyait que l’être humain, au début de sa création était andro-gyne (homme-femme), qu’il avait les deux sexes. La circoncision consiste à le faire passer entièrement du côté masculin.
C’est pourquoi chez plusieurs peuples, les filles aussi subissaient l’excision, afin de devenir tout à fait femmes.
Cette croyance a existé aussi chez les anciens Grecs. – Aujourd’hui la médecine nous apprend que la circoncision est hygiénique pour les garçons, mais l’excision dangereuse pour les filles. Vous en discuterez. Cette initiation était une école que l’école actuelle n’a pas vraiment remplacée. Aujourd’hui on apprend beaucoup plus de choses à l’école, certes, mais non les plus importantes ni la bonne manière de se conduire, et d’être utile au groupe. – L’école actuelle est orientée vers l’individu et son progrès personnel. Elle ne forme pas des serviteurs de la Nation. Elle ne prépare pas aux souffrances de l’existence.
On rencontre deux types de contes d’initiation. Presque tous les contes à épreuves où l’adolescent part pour rechercher un animal perdu, ou pour obtenir une épouse, ou encore pour laver un objet sali ou cassé, sont des images de parcours initiatique. Il y a souvent deux ou trois concurrents, l’un réussit et est gratifié de cadeaux, l’autre fait un tas d’erreurs et est cruellement puni.
Un autre type est le cas de « l’enfant extraordinaire », ou encore « l’enfant terrible » . Soit un enfant qui parle et agit avant même d’être né, et qui sera plus malin et efficace que ses frères aînés. Soit l’enfant qui fait tout le contraire de ses devoirs, tue le cheval de son père, celui du roi, l’aigle qui le sauve, la tortue qui le ranime etc. Dans les deux cas cet enfant est un super-initié. Sa conduite a-normale est interprétée comme une marque de sa super-sagesse, même si son apparence le condamne. – De toute façon c’est un marginal, entre l’être humain et l’être surnaturel.
En principe la première éducation de l’enfant est faite par sa mère. Elle le nourrit au sein pendant deux ans. Ensuite elle lui apprend les premiers interdits et obligations. Elle le protège en tout et partout. Mais si elle meurt l’enfant se trouve en difficulté avec les autres épouses de son père. C’est pourquoi on rencontre des contes d’orphelin que seule la Providence vient tirer d’embarras, en lui envoyant un sauveur souvent sous la forme d’une grand’mère ou d’un génie. La bonne éducation formera l’enfant à faire face plus tard à ses devoirs d’époux, de père, de chef de famille. À ne pas craindre le travail, l’effort et la fatigue. À aider ses concitoyens et à respecter ses aînés, qu’ils soient des notables ou simplement des vieillards. Ainsi, bien intégré dans sa société, l’enfant aura beaucoup d’atouts pour être heureux.

Familles

Le mariage jadis n’était pas une affaire entre deux personnes, mais un contrat entre deux familles. Si l’on en croit nos contes on divorçait rarement. Mais nous savons que l’amour peut venir après le mariage, et se conforter par l’estime.
En revanche le problème majeur des familles africaines est la polygamie. La rivalité des coépouses est un phénomène vérifié tous les jours, même s’il y a des exceptions qui confirment la règle.
Les contes qui mettent en scène cette rivalité des femmes indiquent qu’elle peut aller jusqu’au meurtre, et jusqu’à la persécution des enfants. Ces contes sont très nombreux et variés. En revanche il arrive souvent que les enfants de coépouses se protègent entre eux et s’entraident, sauvegardant ainsi la solidarité familiale.
Un autre aspect du mariage est aussi présenté dans nos contes : le choix erroné du conjoint. Ainsi par manque de discernement nous voyons un roi épouser une ânesse ou un oiseau (Fari l’ânesse) ? Ce sont des djinns sous forme de jolies femmes ! Ou encore ces histoires de fille capricieuse qui épouse un lion sous forme de beau garçon. Dans les sociétés à castes – l’union d’une noble et d’un griot, ou d’un forgeron – sera considérée comme une mésalliance. Il ne pourra en découler que des malheurs.
Tous ces contes visent à enjoindre les jeunes gens à faire confiance au choix des parents, plutôt qu’à leurs sentiments spontanés. L’amour est aveugle, dit-on.
Enfin les contes nous montrent l’importance capitale de la maternité pour la femme mariée. – Car dans la tradition le but du mariage est la procréation. Pourquoi ? – Vous pouvez vous-mêmes répondre à cette question ? A tel point que l’homme ne se sent pas marié si il n’a qu’un enfant !
Nos ancêtres pensaient que la stérilité n’était jamais à cause de l’homme. Les connaissances scientifiques de la médecine nous ont appris que l’homme peut bien en être responsable. Mais les contes ne mettent en scène que des épouses stériles, et combien alors elles sont malheureuses !
À tel point que des femmes demandent le secours des génies pour avoir un enfant. Mais ces naissances artificielles ne sont pas durables ; ces enfants très fragiles seront facilement détruits.
On verra que dans les contes d’Europe ce thème existe également. Ces contes seront d’excellents sujets de débats en classe.

Vivre et survivre

En Afrique le climat trop chaud, les maladies, les intempéries, les animaux sauvages (en brousse) les insectes nuisibles obligent l’homme à un combat de tous les jours. Et cela commence dès qu’il a l’âge de raison. Avant cela, le bébé ou le petit enfant est protégé par sa mère.
Mais dès la circoncision (+- 7, 8 ans) l’enfant va se trouver, déjà avec ses compagnons d’âge, devant la loi du plus fort. Pour jouer. Mais aussi pour manger, pour parler et se faire entendre, pour obtenir un cadeau etc. etc.
Alors le conte indique la solution de ce grave problème : c’est l’intelligence ou la ruse.
Voilà pourquoi il y a tant de contes sur le lièvre et l’hyène, ou sur l’araignée et la panthère. L’arme du faible en muscles, c’est son esprit !
Donc le plus malin contre le plus fort, et c’est le plus malin qui gagne. Presque toujours…
– Mais l’intelligence ne suffit pas ; quand les épreuves sont difficiles et qu’il y a compétition entre plusieurs individus, il faut aussi du courage, et de l’endurance. Savoir souffrir, comme on l’apprend dans les initiations.
– Savoir se défendre contre les ennemis c’est bien. Mais, tout seul on arrive rarement à quelque chose. Les contes africains nous rappellent que les amis sont indispensables. C’est l’entraide, c’est la solidarité que nous apprennent les contes d’ « alliés animaux », où un amoureux à qui un père jaloux demande des choses impossibles, s’en tire avec l’aide des fourmis, des abeilles ou des serpents.
– En exemple inverse une dispute entre deux petits animaux finit par la destruction de la case et de tous ses habitants ; car personne n’a voulu intervenir : « ça ne me regarde pas », « ce n’est pas mon affaire ».
– Enfin des contes comme les deux amis ou L’échange mettent en valeur la générosité dans l’amitié et dans l’amour, qui peut aller jusqu’au sacrifice.
– L’homme qui se jette à l’eau pour sauver son ami, l’aime plus que lui-même.
– L’homme qui donne le sang de son enfant pour sauver son ami, (c’est le thème des « deux amis » conte malinke) vous semblera excessif ! – Vous en discuterez : Où s’arrête l’amitié ? Où s’arrête l’amour ? Le dévouement ?
– Un beau conte sur la générosité est celui de Boubou Hama : Ize Gani et les deux Touaregs où le héros se bat pour libérer deux esclaves, et, vainqueur, refuse de prendre les vaincus comme captifs. Peut-on être plus généreux, et respectueux de la liberté d’autrui ?
– Et celui qui aime tellement sa femme qu’il lui fait faire un dentier. Il est vrai qu’il le lui reprendra quand ils divorceront !
– Ceci nous amène à parler de l’humour. Beaucoup de nos contes « instruisent en s’amusant » car « le conte est utile, futile et instrucif » disait A. Hampâte Bâ. Le conte sur la Compétition vise à mettre en valeur l’endurance et l’intelligence du plus petit des prétendants (la grenouille). Mais il sert aussi à se moquer de la gourmandise du chameau et du mouton, et même du roi qui exige une épreuve que ses enfants sont incapables de réussir !
Dans le conte sur Les coépouses bossues on rit de voir la seconde bossue attraper de surcroit la bosse de sa rivale, à cause de son étourderie envers les djinns.
– Souvent dans les contes le malheur des uns fait rire les autres, quand il ne fait pas tout simplement leur bonheur !
Souvent aussi celui qui brime ou menace le faible au début, se trouve menacé par lui à la fin. C’est le cas de la mère et l’enfant dans Youmané. C’est un conte « croisé » quand la situation s’est tout à fait renversée.

Les mythes

Nous avons déjà parlé des mythes. Rappelons qu’ils sont toujours importants, et qu’ils ont très souvent un fond de réalité. Les mythes baoulé et soninké sont liés à l’histoire de ces peuples, leur déplacement collectif, avec femmes, enfants, domestiques et bagages d’un pays à un autre.
– On peut leur appliquer les mêmes questions que l’on pose aux contes sur les personnages, leurs rôles, les parties du texte, la morale, etc. etc.
– Mais en plus il faudra s’informer sur ce déplacement. A-t-il vraiment existé ? Et pourquoi ? À partir d’où ? – Et le sacrifice, pourquoi ? Est-ce possible ? Allez voir dans leurs religions, leurs coutumes baoulé et soninké si cela existe, quand, comment etc. etc.
- Pour le mythe Fang, ce n’est pas l’histoire, mais la conception de la création du monde qui est mise en scène.
– Donc il faudra réfléchir sur comment les Fang expliquent la mort et le mal, comment ils imaginent Dieu et son contraire, et le rôle de la femme. On pourra comparer avec une autre religion où on parle de création, comme dans la Bible pour Chrétiens et Musulmans. Ou encore chez les Bambara, ou les Dogons.
– Et chez vous, connaissez-vous des récits sur la création de l’homme ? Racontez-les.
– Et sur la création des animaux ? Racontez.
– Vous avez lu l’histoire du lièvre à la courte queue ? Dans quelle partie du livre ?
– Est-ce aussi un mythe ? Si non, pourquoi ?
– Quelle est la morale de ce récit ?
– Le récit sur Compère lièvre et Compère singe ressemble à un mythe, pourquoi ? En est-ce un ? Pourquoi ?
– Le monopole de la sagesse ressemble aussi à un mythe. Pourquoi ? Pourquoi l’avons-nous placé avec les mythes ? Pourquoi n’est-il pas dans Education ? Quel est le message que délivre ce récit ? Est-ce important ? Fondamental ? Pourquoi ? Pour qui ?
– Et Histoire de création qui ressemble à une chanson, de quoi décrit-il la création ? Quelle est la leçon qu’il veut nous donner ?
– Pourquoi se termine-t-il par le rire ?
– Est-ce un mythe ?
– Est-ce une histoire de création du monde ?
– Quel est le vrai sujet du récit ?

Questionnaire

Quel est le sujet du conte, et les actions principales ? (quête, conflit, sentiments)
Quelles sont les différentes parties du conte ? Faites un petit plan.
Quels sont les personnages ? Principaux ? Secondaires ?
Quels sont leurs caractères ?
Le personnage principal est-il aidé ? Par qui ?
Comment se termine le conte ?
Qu’en pensez-vous ? Est-ce vrai ?
Y a-t-il d’autres leçons à en tirer ?
Quelle image des femmes propose le conte ?
Qu’en pensez-vous ?
Quelle image du mari ?
Comment améliorer le mariage africain ? Quel est le but du mariage selon vous ?
Quels problèmes des familles aujourd’hui ?
. plusieurs épreuves
. beaucoup d’enfants
. logement
. salaire

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